Sunday, September 20, 2009

Allo?

Je suis si loin. Vraiment à l'autre bout du monde. Insomnie un dimanche soir. J'essaie d'appeller la maison. Le terme maison est devenu si étrange pour moi. Donc, J'essaie de rejoindre mes amis, ma famille... quelqu'un. Si un soir, un seul, j'aurais voulu qu'internet ne fasse pas le con, c'est ce soir. J'entends les voix au loin dans mes écouteurs; Allo? Allo?... Je cries mais, ma voix ne se rend pas à l'autre bouts des fils qui me connectent avec l'autre côté de la planète. Et la voix que j'entends se perdent de plus en plus et en résulte un bip bip qui m'annonce que ma connection a été perdu.
...
Allo? Allooo?

Sunday, February 08, 2009

L'éléphant

Il y a un éléphant au milieu de la pièce. Ca fait quelques temps déjà que j'essaie de l'éviter. Je le contourne. Je fais semblant qu'il n'est pas là. Je me suis fermé les yeux. J'ai retenu mon souffle. J'ai utilisé ma naiveté. Tout ça jusqu'à ce que l'éléphant me donne un coup de patte et m'envoie me briser la nuque sur le mur. Tout d'un coup, j'ai eu la vérité en pleine face. Je ne peux plus faire semblant que cet éléphant n'est pas là. Je suis accroupis en me tenant les reins et regardant la vérité dans les yeux. J'ai un gout de métal dans la bouche. Une volonté infime de continuer la bataille. Je me mords la langue... Façon de me prouver que je suis içi, même si je suis persuadé que je suis perdu. Je n'ai pas envie de fermer l'oeil même si ceux-ci sont si lourd. Je me sens soudain si stupide de ne pas avoir vu l'éléphant avant. C'était pourtant si évident.

Par terre

Assis par terre les jambres croisés. Je me confie que je mérites probablement mieux que ca. Je me regarde les mains en balancant ma tête doucement de gauche à droite. Ces mains qui pourraient transporter des pierres pour recréer les grandes pyramides. Ces mains qui pourraient pousser un crayon pour créer un texte qui toucherait quelqu'un. Ces mains qui pouraient serrer quelqu'un près de moi. Mais, non... Assis par terre, je regarde mon ordinateur me regarder et me souffler quelques insultes. Ca fait déjà un petit bout de temps que ma vie va nul part. J'attends, j'attends, j'attends...

Thursday, January 24, 2008

Une paire de lunette

Une grosse journée. Mauvaise journée. Mal à la tête. Encore plusieurs jours sur la route. Pris içi. Quoi faire? J'ai embarqué dans la voiture. J'ai roulé pendant un moment. Il fait si froid que la ville semble aussi gelée que mes pieds. J'ai soudain eu cette idée. Aussi évidente que ca puisse être. J'ai mis mes lunettes de touriste. Elles étaient là, dans mon sac. J'ai regardé à ma gauche et vue la rivière toute gelée. Les maisons en haut de la falaise transmettaient les quelques brins de lumière qu'elles avaient sur la rivière qui était là, inerte. Je continue un peu. Je vois les champs tout blanc qui se mêlent à la rivière à l'horizon. Je prends une tonne de photo avec mes yeux. J'arrête la voiture à une marina. Je marche pendant un moment près de l'eau. Les résidents me regardent comme une sorte de fou furieux. Je suis habillé comme un ours et même le vent qui vient me frapper le visage ne me dérange pas. Je reste figé un moment. Rien à envié à cette étendue d'eau. Je retourne à la voiture et en regardant la lune qui est à son apogée, je me rends compte que cette paire de lunette à probablement sauvé mon état d'esprit.

Thursday, October 27, 2005

Silence

Le silence m'entoure et je me demande bien ce qu'il veut. Je me questionne, pour faire changement. Voulant à tout prix l'estime et le pouvoir, je me retrouve, içi, isolé dans mon propre royaume.

Le pont.

Fortement inspiré de la nouvelle “Le pont” de Frantz Kafka.

Je suis un pont. Je suis raide et froid. Mes pieds sont enracinés en un point et mes mains empoignent le roc de l'autre côté. En dessous de moi, coule l'abîme. Ma force et mon énergie sont unies pour m'aider à rester accroché. Un homme passe sur mon dos de temps en temps. Il est vêtu de noir. Il a un visage fatigué et une longue barbe. Il n'est pas très grand mais, il est massif et imposant pour son âge. Il passe sur moi avec ses dures semelles. Je sens les talons sur chacune de mes vertèbres. La lourdeur de ses pas parcourent le long de ma colonne. Il aussi une longue canne. Avec celle-ci, il me flanque un bon coup de dans les côtes. Je ne m'effondrerai pas. Rendu de l'autre côté, il laisse échapper un long rire rauque derrière sa barbe et il disparaît. Le temps passe comme ça sans que je m'en aperçoive.

Une petite fleur a timidement poussé près de moi. J'en étais indifférent mais, j'ai quand même jeté un petit coup d'oeil. Après quelques temps, ses jolies couleurs et ses formes m'ont fait redéfinir tout ce que j'avais jugé beau jusqu'ici. J'ai pourtant détourné le regard pour me re-concentrer sur mes obligations. Son arôme m'a fait détourner le regard une seconde fois. J'ai reconnu un être simple, délicat et dans lequel je me reconnaissais. J'ai écrasé mon orgueil et je l'observais de plus en plus souvent. Je me délecte de chaque instant de bonheur qu'elle m'apporte. Même si ma conscience me torture, j'ai pris l'habitude de l'observer de plus en plus souvent. On dirait que plus, je l'observais, plus elle s'ouvrait et plus elle se livrait à moi.

L'homme est revenu un matin. Il m’a piétiné férocement mais, je me sens plus fort et plus solide que jamais. Cette jolie petite fleur me donne l'impression que je suis infaillible. Elle est de plus en plus en moi.

Un matin pluvieux, ma petite fleur m'a montré des signes de fatigue. Elle a tout doucement commencé à faner. Elle a doucement retourné son regard de l'autre côté. Surpris, je me suis posé des milliards de questions. Je tentais de comprendre et j'essayais de faire détourner son regard dans ma direction. Je sais que le bonheur est éphémère et qu'il n'est pas éternelle mais, ce ne peux pas être la fin. J'étais pris dans un état de tourmente. Qu'est-je fait?

L'homme est sorti de l'ombre sans que je l'aperçoive. Il a d'abord posé son pied dans le bas de mon dos. Une douleur atroce a parcouru mon épine dorsale. Il a avancé très tranquillement pour que je sente chaque pas m'écrasé le dos. La douleur était pire que jamais. J'ai reconnu mes faiblesses en un instant. À son troisième pas, ma main droite a glissé. Je me suis fracassé tout en bas dans l'abîme.

C'était pourtant une si jolie petite fleur.

Sunday, October 09, 2005

À l'ouest


J'ai ouvert l'oeil dans l'après midi. Je me suis réveillé mais, mon corps ne c'est pas levé avant de longues minutes. Pendant longtemps, j'ai associer l'alcool aux célébrations, aux bonnes rencontres, à la fête. Je crois que j'ai eu du plaisir hier soir. Pendant 4 heures. J'ai dépensé mes économies pour avoir du plaisir pendant 4 heures. Je ne me souviens plus avec qui je l'ai passé cette soirée d'ailleurs. Et aujourd'hui, j'ai cette geulle de bois comme récompense. Elle ne fichera pas le camps avant demain, ça c'est sûr. J'aurais pu appeller des vieux copains. Non, j'ai mieu aimé perdre le nord et me voilà, qui me réveille à l'ouest.

Comme un bâteau en plein milieu de la mer. Le capitaine décide de faire une sieste et laisser son bâteau continuer son chemin à la guise du vent. À son réveil, le bâteau avance toujours. Le capitaine se dit à quoi bon veiller toujours sur ce rafiot si il avance seul. Il passa son temps avec des filles, des bouteilles et avec ses rêves. Un jour, il se réveille et la nef c'est égaré de son chemin et a attéri dans un monde inconnu. Un monde hostille. Il ne sait plus où il est. Il est plongé dans un monde si déroutant qui'il a oublier qui il est. Tous ça parce qu'il a fermé l'oeil et laissé son gouvernail au destin.

Toute cette belle métaphore pour dire que j'ai mal à la tête. Je sens mauvais. Mon appart est dans un de ces fouillis. J'appercois le téléphone qui me dis tout bas que j'ai oublier d'appeller ma belle. Encore. Je suis tellement à côté de la traque que je ne sais même pas si elle est ce que je veux. Mal dis. Elle est ce que je veux mais, peut-être pas ce dont j'ai besoin. (Mieux) Je remonte le temps pour me rappeller la journée où j'ai pris un mauvais chemin. J'étais partis dans la bonne direction, une des meilleurs, croyez moi. Je crois que je n'ai jamais pris le mauvais chemin. Je crois que j'ai embrayé ma voîture, mis le pied au plancher et j'ai passer par le champs. Je suis dans le champs. Pas dans une autre direction. Mon bateau à quitter la mer et c'est retrouver dans un fleuve à l'intérieur d'une région qui ne m'était pas destiné. Je me retrouve maintenant, aujourd'hui, à cet instant perdu, dans le champs, à la dérive, à l'ouest...

Sunday, April 24, 2005

Au ralentit.

Ça bouge. Tout bouge. Encore plus vite qu'hier mais, probablement moins que demain. Tout va si vite, à droite, à gauche. Se sentir coupable pour quelques instants ''gaspillés'' à respirer un peu. Mais, j'aimerais aller bien plus vite. Pratiquer tous les sports qu'on montre dans les magazines. Avoir assez d'argent pour avoir le char qui va le plus vite possible. Prendre des nouvelles de copains que je n'ai pas vu depuis des lunes et me rendre compte que depuis trois ans, tout va si vite, que l'on a changé, évolué. Surtout, toujours espérer ne pas manquer de souffle et ne pas être dans le peloton de queue mais, en avant et essoufler le reste derrière.

Saturday, April 16, 2005

La soupe aux ex

Elle est tiède. Elle est pré-chauffé. Tu sais ce qu'elle goûte. Ouais, tu l'a trouvé bonne la première fois mais, ça c'est terminé par un mal de coeur. Tu as passé prêt de la vomir. Tu peux y tremper ta cuillère pour la brasser et regarder ce qu'elle a a t'offrir. Tu découvre des légumes que tu adores mais, quelques légumes que tu sais que tu n'aime pas. Tu sais à quoi t'attendre. Il y a pourtant d'autres trucs au menu mais, il n'y a rien qu'y te tente. Tu n'as que la soupe dans la tête. C'est vrai que la première fois que tu y avais goûter, tu ne l'a pas laissez reposer assez longtemps et tu as voulu la manger trop vite. Le résultat a été des brûlures d'estomacs. Tu sais qu'elle est maintenant tiède mais, peut-être trop. Elle est restée un bon bout de temps sur le bout du comptoir. Tu relève la cuillère et en laissant sortit un soupir, tu te demande si ça vaut la peine de se tremper les lèvres de nouveau.