Thursday, October 27, 2005

Silence

Le silence m'entoure et je me demande bien ce qu'il veut. Je me questionne, pour faire changement. Voulant à tout prix l'estime et le pouvoir, je me retrouve, içi, isolé dans mon propre royaume.

Le pont.

Fortement inspiré de la nouvelle “Le pont” de Frantz Kafka.

Je suis un pont. Je suis raide et froid. Mes pieds sont enracinés en un point et mes mains empoignent le roc de l'autre côté. En dessous de moi, coule l'abîme. Ma force et mon énergie sont unies pour m'aider à rester accroché. Un homme passe sur mon dos de temps en temps. Il est vêtu de noir. Il a un visage fatigué et une longue barbe. Il n'est pas très grand mais, il est massif et imposant pour son âge. Il passe sur moi avec ses dures semelles. Je sens les talons sur chacune de mes vertèbres. La lourdeur de ses pas parcourent le long de ma colonne. Il aussi une longue canne. Avec celle-ci, il me flanque un bon coup de dans les côtes. Je ne m'effondrerai pas. Rendu de l'autre côté, il laisse échapper un long rire rauque derrière sa barbe et il disparaît. Le temps passe comme ça sans que je m'en aperçoive.

Une petite fleur a timidement poussé près de moi. J'en étais indifférent mais, j'ai quand même jeté un petit coup d'oeil. Après quelques temps, ses jolies couleurs et ses formes m'ont fait redéfinir tout ce que j'avais jugé beau jusqu'ici. J'ai pourtant détourné le regard pour me re-concentrer sur mes obligations. Son arôme m'a fait détourner le regard une seconde fois. J'ai reconnu un être simple, délicat et dans lequel je me reconnaissais. J'ai écrasé mon orgueil et je l'observais de plus en plus souvent. Je me délecte de chaque instant de bonheur qu'elle m'apporte. Même si ma conscience me torture, j'ai pris l'habitude de l'observer de plus en plus souvent. On dirait que plus, je l'observais, plus elle s'ouvrait et plus elle se livrait à moi.

L'homme est revenu un matin. Il m’a piétiné férocement mais, je me sens plus fort et plus solide que jamais. Cette jolie petite fleur me donne l'impression que je suis infaillible. Elle est de plus en plus en moi.

Un matin pluvieux, ma petite fleur m'a montré des signes de fatigue. Elle a tout doucement commencé à faner. Elle a doucement retourné son regard de l'autre côté. Surpris, je me suis posé des milliards de questions. Je tentais de comprendre et j'essayais de faire détourner son regard dans ma direction. Je sais que le bonheur est éphémère et qu'il n'est pas éternelle mais, ce ne peux pas être la fin. J'étais pris dans un état de tourmente. Qu'est-je fait?

L'homme est sorti de l'ombre sans que je l'aperçoive. Il a d'abord posé son pied dans le bas de mon dos. Une douleur atroce a parcouru mon épine dorsale. Il a avancé très tranquillement pour que je sente chaque pas m'écrasé le dos. La douleur était pire que jamais. J'ai reconnu mes faiblesses en un instant. À son troisième pas, ma main droite a glissé. Je me suis fracassé tout en bas dans l'abîme.

C'était pourtant une si jolie petite fleur.

Sunday, October 09, 2005

À l'ouest


J'ai ouvert l'oeil dans l'après midi. Je me suis réveillé mais, mon corps ne c'est pas levé avant de longues minutes. Pendant longtemps, j'ai associer l'alcool aux célébrations, aux bonnes rencontres, à la fête. Je crois que j'ai eu du plaisir hier soir. Pendant 4 heures. J'ai dépensé mes économies pour avoir du plaisir pendant 4 heures. Je ne me souviens plus avec qui je l'ai passé cette soirée d'ailleurs. Et aujourd'hui, j'ai cette geulle de bois comme récompense. Elle ne fichera pas le camps avant demain, ça c'est sûr. J'aurais pu appeller des vieux copains. Non, j'ai mieu aimé perdre le nord et me voilà, qui me réveille à l'ouest.

Comme un bâteau en plein milieu de la mer. Le capitaine décide de faire une sieste et laisser son bâteau continuer son chemin à la guise du vent. À son réveil, le bâteau avance toujours. Le capitaine se dit à quoi bon veiller toujours sur ce rafiot si il avance seul. Il passa son temps avec des filles, des bouteilles et avec ses rêves. Un jour, il se réveille et la nef c'est égaré de son chemin et a attéri dans un monde inconnu. Un monde hostille. Il ne sait plus où il est. Il est plongé dans un monde si déroutant qui'il a oublier qui il est. Tous ça parce qu'il a fermé l'oeil et laissé son gouvernail au destin.

Toute cette belle métaphore pour dire que j'ai mal à la tête. Je sens mauvais. Mon appart est dans un de ces fouillis. J'appercois le téléphone qui me dis tout bas que j'ai oublier d'appeller ma belle. Encore. Je suis tellement à côté de la traque que je ne sais même pas si elle est ce que je veux. Mal dis. Elle est ce que je veux mais, peut-être pas ce dont j'ai besoin. (Mieux) Je remonte le temps pour me rappeller la journée où j'ai pris un mauvais chemin. J'étais partis dans la bonne direction, une des meilleurs, croyez moi. Je crois que je n'ai jamais pris le mauvais chemin. Je crois que j'ai embrayé ma voîture, mis le pied au plancher et j'ai passer par le champs. Je suis dans le champs. Pas dans une autre direction. Mon bateau à quitter la mer et c'est retrouver dans un fleuve à l'intérieur d'une région qui ne m'était pas destiné. Je me retrouve maintenant, aujourd'hui, à cet instant perdu, dans le champs, à la dérive, à l'ouest...