Réveil.
Après un dur réveil, je me tiens devant la fenêtre. Je dévisage le soleil trop timide à mon goût. D'habitude, ça ne m’aurait pas trop dérangé mais, ce matin, de gros rayons de soleil m'aurait fait du bien. Je cherche le soleil encore un moment mais, non, pas la peine. Je me traîne les pieds et je supporte un paquet d'angoisse sur mes épaules. Mon café est amer. Je l'ai préparé comme chaque matin... mais, il est fade... Je ne peux même pas compter sur mon café pour me réconforter. Misère. Le journal est parti au vent. Il est éparpillé partout dans la haie. J'attrape une page au hasard qui était à proximité. On y parle de guerre. On y montre une photo d'un enfant qui n'a pas dix ans. Il pleure. Il y a un homme blessé à ses pieds. Je laisse la page de journal s'envoler et je rentre à l'intérieur. Un terrible frisson me parcourt le dos et me rappelle que le beau temps c'est éclipsé. L’été est vraiment ailleurs, avec tout ce que ça implique. Je fixe le ciel de nouveau par la fenêtre. Je cherche parmi le gris quelque chose, une raison, n'importe quoi qui me fasse croire que ça en vaut la peine. Je m'effondre sur mon divan et j'insulte novembre.

0 Comments:
Post a Comment
<< Home